Le Défi 25 pour Francis qui aura toujours 25 ans
26-02-2018

Le Défi 25 pour Francis qui aura toujours 25 ans

Quand on demande à Martine Loiselle pourquoi elle a décidé de se lancer dans la confection de biscuits pour financer une partie de son Défi 25, au profit de Suicide Action Montréal, elle sourit et se met à raconter une anecdote. « Je fais des biscuits depuis 30 ans, toujours les mêmes, et quand Francis était petit, il m’en chipait constamment pour les vendre à l’école et se faire de l’argent de poche. »

Francis, amateur et cuisinier de biscuits, qui aura toujours 25 ans.

Francis, c’est le fils de Martine, rédactrice et traductrice, qui a décidé un jour de s’enlever la vie. Il avait 25 ans et, pour Martine, il aura toujours 25 ans; c’est la raison pour laquelle elle a appelé son initiative citoyenne « Le défi 25« . Depuis 3 ans, elle recueille des dons pour SAM, autant en vendant ses biscuits, par des commandes prises sur la page mémorial de Francis et via le Web, que dans le lobby de l’édifice où elle travaille, tous les lundis de mars.
Elle et ses autres enfants font partie des gens qui ont été soutenus par les services aux personnes endeuillées de Suicide Action Montréal. Elle se souvient encore que pour son fils aîné, qui ne savait pas comment verbaliser sa peine, il a fallu un an et demi pour qu’elle jaillisse enfin. C’est après le visionnement du documentaire « Sans toi » de Melanie L. Dion et Alexandre Hardy que les larmes ont jailli. Puis, sous la recommandation d’une intervenante, ils ont fait des rencontres hebdomadaires qui ont soutenu et nourri la famille dans l’épreuve.
Elle a donc décidé de redonner en retour en organisant son Défi 25. Aux funérailles de Francis, à l’église de St-Eustache, il y avait 400 personnes. Plus tard, elle s’est dit que si toutes ces personnes, frappées de plein fouet, donnaient 25$ ce serait une façon de ne pas oublier Francis et la problématique du suicide en aidant SAM. C’est suite à cette réflexion qu’elle a créé sa campagne annuelle.
Comme Francis était « un gars de gang » avec une soixantaine de personnes autour de lui, elle s’est tournée vers Facebook et a fait de la page personnelle de son fils une sorte de témoignage actif où centrer ses communications et la communication pour ses dons. La « gang » a aussi contribuer aux idées de financement.
 » C’est ma façon de dire merci à un organisme qui, autant qu’il sauve des vies, est également très présent pour ceux et celles qui ont besoin de soutien après un deuil amené par un suicide. Il est indispensable que ces gens-là se parlent, s’épaulent. C’est important aussi qu’ils puissent évacuer la culpabilité qu’ils vivent souvent après ce genre d’événement. Suicide Action Montréal est vraiment présent dans nos vies. « 
Les initiatives citoyennes sont un élément important de la partie grand public de nos campagnes de financement. Qu’il s’agisse de tournoi de golf, d’événements spéciaux ou de collectes localisées, elles nous touchent autant qu’elles nous aident et nous serons toujours présents pour vous aider à les diffuser.
Dans le cas de Martine, vous pouvez contribuer 25$ (pour les 25 ans de Francis) ou plus, via le formulaire spécial: https://www.jedonneenligne.org/sam/DEFI25/.