29-10-2019

Suicide Action Montréal accueille positivement l’annonce d’une stratégie en prévention du suicide suite au Forum Adultes et santé mentale

À titre de participant du Forum Adultes et santé mentale, Suicide Action Montréal (SAM) salue la volonté de la ministre de la Santé et des Services sociaux, Mme Danielle McCann et de la ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, Mme Marguerite Blais, de reconnaitre l’expertise des organismes sélectionnés pour participer à ces deux journées de réflexion. SAM accueille positivement l’annonce de la ministre McCannn de mettre en place une nouvelle stratégie en prévention du suicide au Québec.

« Suicide Action Montréal est fier de pouvoir contribuer au Forum Adultes et santé mentale en participant à l’identification des besoins et des actions adaptées aux réalités de la population. Nous serons fiers de collaborer par la suite avec le ministère et l’ensemble des partenaires à l’identification de mesures structurantes qui guideront l’élaboration du prochain plan d’action en santé mentale 2020-2025 et de la stratégie en prévention du suicide» déclare Luc Vallerand, directeur général de Suicide Action Montréal

SAM a participé aux ateliers de discussion et plénières en recommandant des actions selon trois axes :

  • Prévention : augmenter l’accessibilité aux ressources, mieux les faire connaitre et améliorer le repérage des clientèles vulnérables;
  • Intervention : faciliter une prise en charge rapide et adaptée et augmenter les accès à du suivi étroit pour les personnes à haut risque suicidaire;
  • Postvention : élargir l’accès à des services dans les milieux scolaires et les milieux de travail à la suite d’une tentative ou d’un décès par suicide.

La prévention, l’intervention et la postvention sont au cœur des pratiques et des préoccupations de Suicide Action Montréal. L’accessibilité et un meilleur arrimage des services disponibles avant et après une intervention auraient de grands impacts en prévention du suicide.

 

« Il faut déstigmatiser la santé mentale, valoriser la demande d’aide et la rendre disponible et crédible pour ceux qui la demandent», poursuit Luc Vallerand. « Il ne faut pas négliger la formation du personnel des réseaux de la santé, du réseau communautaire et du réseau privé, qui est en contact régulier avec la population, et l’outiller pour détecter les personnes vulnérables au suicide, appliquer des mesures de protection requises et s’assurer d’une prise en charge psychosociale de celles-ci. Par la suite, il faut également renforcer le filet de sécurité avant la sortie du centre hospitalier, de l’urgence, etc., en facilitant l’accès immédiat aux autres ressources disponibles. »